Dans la lignée de Giraudoux ou de Sartre, Laure Bousquet-Guieysse fait revivre une problématique à la fois tragique et mythologique : la rivalité entre frères. Le roman montre alors deux personnages aux prises avec leur destin, qu'ils tentent vainement de comprendre ou d'anticiper. Et cette notion du destin est sans cesse approfondie par les références aux mythologies grecques ou chrétiennes qui, à la manière de miroirs, renvoient sans pitié les frères à leurs reflets. Avce une subtile froideur, l'auteur montre toute l'ambivalence des relations fraternelles, du rapport à soi, et s'inscrit ainsi pleinement dans une optique contemporaine où chacun semble fasciné par son propre destin.