Après "au fil du temps", poèmes qui célébraient le nouvel an, le passage d'une année à l'autre avec regrets et espoirs, voici une flânerie au fil des événements et des humeurs, cette fois. Il est des événements heureux (mariage, naissance) d'autres malheureux (décès). On ne sait trop quoi dire ni comment. Alors on peut se laisser aller aux mots, aux images, aux métaphores et offrir cela comme un bouquet. Au fond, pourquoi écrire, que faire de tous ces mots contenus dans un dictionnaire, comme demande le petit enfant à son grand-père? Le poète peut répondre : pour habiller les événements, les humeurs afin de les rendre plus acceptables, plus supportables parfois, plus beaux aussi. La réflexion peut être aussi présente, mais d'une manière ludique, comme ces copains de bistrot qui discutent du principe d'Archimède ! Et quand on a écrit, il reste au moins les mots qui sont la chair de notre mémoire et de notre présence singulière au monde. De l'ami mort, il me reste ses lettres et les miennes, de quoi faire le roman de notre rencontre.