Jean-Louis Lalanne est médecin stomatologiste.
Par le plus grand des hasards, il se trouve en possession
de thèses médicales du xixe siècle, sur une période
allant de 1816 à 1896.
Dans cet ouvrage il résume plus d’une cinquantaine
d’entre elles, mettant en évidence le sens de
l’observation des praticiens de cette époque.
Il y reproduit les descriptions détaillées, imagées, pittoresques
et parfois effroyables, livrées par des médecins et chirurgiens qui ne
disposaient pas de moyens d’investigation modernes : ni radiographies
et autres imageries, ni laboratoires pour étayer leurs diagnostics.
Condamnés à la seule observation clinique – inspection, palpation,
percussion, auscultation – et à un flou de renseignements, ils devaient
faire appel à des hypothèses ou à des convictions plus ou moins fondées
pour entreprendre des traitements, parfois ingénieux.
Mêlés de considérations philosophiques, parfois lyriques ou
romantiques, les élans littéraires des auteurs de ces thèses, qui
possédaient tous le latin et souvent le grec, ne manqueront pas de
surprendre le lecteur du xxie siècle qui, médecin ou non, appréciera
d’être né cent cinquante à deux cents ans plus tard.