Alentour, ville et campagne vidées de leurs habitants sont
investies par la végétation et ne retentissent plus que de
cris de bêtes. À l'abri des remparts du château de Varandes,
Arthur Vergobret, rescapé du temps des cendres, espère le
retour du Paradis perdu. En attendant, il anime pour
d'improbables touristes une étrange visite guidée, au cours
de laquelle il raconte comment il a pu échapper au désastre.
Un désastre qui n'a pas simplement balayé les hommes
mais aussi, et c'est bizarrement ce qui serre le plus le coeur
d'Arthur Vergobret, les objets quotidiens ou rares dont ils
aimaient s'entourer.
Conscient d'être le dernier humain encore capable de
penser, il s'interroge sur cette "involution" qui a refait à
l'envers et à toute allure le chemin de l'évolution. Un souffle
de sourde folie traverse ces pages baroques, qui prêterait à
sourire si elle ne faisait pas froid dans le dos. Un roman
gothique, une fable apocalyptique finalement pas si improbable
que ça et qui ravira tous les adeptes du "mauvais
genre".