Ben Mendelssohn gagne sa vie en imaginant des fins pour
les auteurs en mal d'inspiration. C'est donc en connaisseur
qu'il apprécie d'ordinaire les ultimes rebondissements et les
finales inattendus. Mais, déformation professionnelle ou
irréparable chagrin, il ne se résigne pas au décès absurde et
prématuré de Marianne, sa femme. Persuadé qu'un autre
dénouement est possible, il est prêt à tout pour la retrouver,
même si cela signifie rejoindre l'au-delà. Une balle dans la
tête plus tard, Ben se retrouve dans l'autre monde, où il
découvre des villes étranges dans lesquelles les défunts de tous
les temps vivent une seconde existence, et des forêts peuplées
d'arbres de vie gardés par des hommes qui n'ont jamais vécu
sur Terre. Mais aucune trace de Marianne. Il engage alors un
détective privé, sans savoir que sa quête aura d'irréversibles
conséquences dans le monde des vivants.
Tout à la fois roman de fantasy, polar métaphysique et fascinant
mélodrame, Le Monde de la fin réinvente avec facétie
et profondeur le grand épilogue de nos vies. Publié en
2005 en Israël, où il est rapidement devenu culte, l'ouvrage
a remporté le prix Geffen dans la catégorie du meilleur roman
fantasy/science-fiction en 2005 et le prix Kugel de littérature
hébraïque en 2006.