Barberousse aux trousses
Souvenirs de Gruissan
Quelques mois avant l'armistice de 1918, un jeune garçon, apprenti bourrelier, vient à Gruissan acheter de la ficelle pour son patron : les hommes en âge de porter le fusil étant sur le front, le chariot ne peut être confié à un adulte. C'est le plus « capable » des employés qui sera désigné : Louis-Antoine Grasseau, quatorze ans.
Celui-ci tombe amoureux du village sitôt qu'il se trouve, au sommet d'un « pech », devant la Tour Barberousse entourée de ses étangs et de ses pinèdes. De retour chez lui, à Fleury, il se promet qu'un jour, il ira s'installer à Gruissan !
Il ne peut tenir sa parole qu'à sa retraite de la SNCF. Ce sont ses souvenirs que raconte son petit-fils, Louis-Marie, auxquels il joint les siens : Louis-Marie est en effet certain que ces récits marqueront la fin d'une vie naturelle et le début d'une autre, plus mondialiste, qui, malgré ses qualités, interdit un certain lyrisme bucolique et souvent humoristique (parfois émouvant) auquel s'abandonne L.-M. Grasseau pour notre plus grand plaisir.