La Belle Époque des femmes ?
Et les femmes... ? La République, en contradiction avec sa devise, ne leur assure ni égalité, ni liberté. La condition et la situation de la majorité d'entre elles offrent plus de zones d'ombre que de lumière.
Certes elles ont profité du développement de l'Instruction Publique, de l'accès à certaines professions et de l'évolution des moeurs. Les plus privilégiées arrivent à être institutrices, médecins (on dit même médecines, parfois !), avocates, physiciennes, comédiennes, écrivaines, artistes peintres ; ce sont celles que ce colloque va mettre en lumière. Cependant la plupart des femmes du peuple et de la bourgeoisie restent sinon au foyer, du moins dans l'ombre des hommes.
Toutes sont mineures devant la loi, et ne sont pas des citoyennes à part entière. Elles n'ont ni droits civils, puisqu'elles sont sous la tutelle de leur père, de leur mari ou de leur frère, ni droits civiques, puisqu'elles n'ont pas le droit de vote. Elles ont en revanche tous les devoirs vis-à-vis de leur famille et de la République, sauf celui de la conscription !
Pour réagir à toutes ces injustices, des femmes pionnières vont initier des luttes qui deviendront collectives, et on peut considérer qu'un mouvement de revendication féministe s'organise pendant cette période de la « Belle Époque ».
L'Association Mix-Cité, fondée en 1997 à Paris, est un mouvement féministe mixte ayant pour mission de promouvoir toutes les actions en faveur de la reconnaissance de l'égalité des femmes et des hommes. Elle existe à Toulouse, Rennes, et, depuis 2000, à Orléans. Renouvelant les revendications pour l'égalité, Mix-Cité Orléans s'est investie avec enthousiasme dans la réalisation de colloques : après « Un premier féminisme (1774-1830) » en mars 2011, c'est la période de la Belle Époque qui a été choisie pour le colloque d'avril 2012.