À la croisée de la science politique, de la sociologie et des
sciences de l'information et de la communication, cette
étude de cas décrypte les mécanismes de la mobilisation
d'un capital symbolique par un État pour la préservation de
son image de marque à l'international. Elle prend en compte
les particularités relatives à un État musulman, qui plus est
une monarchie constitutionnelle. Ainsi, l'auteur postule que
si le Maroc est communément considéré comme un pays
religieusement ouvert, modéré et tolérant (partageant
ainsi un référentiel commun de normes et de valeurs avec
l'Occident), cette image projetée serait le fruit d'un travail
politique concrétisé par une diplomatie publique appliquant
les principes d'un branding cultu(r)el. Les particularités
du terrain d'étude lui permettent d'expliquer les apories
structurelles d'une politique qui se révèle être une stratégie
facilement perceptible mais difficilement saisissable. Il établit
enfin que l'objet d'étude, du fait d'un mouvement dans le
temps, le sens et les usages, est à l'origine d'un flou cinétique
pour qui prétend l'appréhender de façon instantanée.
Cet ouvrage a reçu le 1er prix ex-aequo du meilleur mémoire
de master en relations internationales de Grenoble École de
Management (GEM).