Camille ad honores
Nous sommes en 1905, Camille Claudel a 41 ans. Ses plus belles années sont derrière elle. Elle dérive peu à peu dans une vie misérable et s'enferme dans la solitude. S'il est vrai que la lumière de la lune est le reflet de celle du soleil, alors il est vrai aussi que l'ombre de Rodin écrase et tourmente ses nuits. Thérèse, une fille des rues simple et bienveillante, lui laisse entendre qu'il est toujours possible de faire un voeu pour qu'il se réalise... Cependant Camille glisse peu à peu dans l'irrationnel. Elle n'en garde pas moins un sens certain de l'ironie et quelque appétit de création. Son frère Paul et le docteur Michaux s'inquiètent de sa santé mentale et physique. « Mes ouvriers ne sont pas payés. Voilà ma maladie, docteur ! » Le galeriste Eugène Blot mise sur le talent de Camille en espérant un regain de succès et Jessie Lipscomb, l'amie de jeunesse, tente de la rappeler à son bon souvenir... Il n'y aura ni regain, ni succès. Abandonnée de tous, Camille se retrouve enfermée dans l'asile de Montdevergues dont elle décrit les froids. L'effroi ?