Né en septembre 1930 à Souk-Ahras - ville natale de Saint-Augustin
- dans le département de Constantine à l'époque de
l'Algérie française, orphelin dès l'âge de deux mois d'un père officier
indigène dans l'armée française qui avait été mobilisé dans les
«tranchées» de la Grande guerre, Hamlaoui Mekachera choisira,
durant toute sa vie, d'être fidèle à la France.
Formé à l'école des enfants de troupe de Miliana, près
d'Alger, dont la devise est «Un seul coeur, un seul drapeau»,
Hamlaoui Mekachera fera en tant que sous-officier radio et mineur-dépiègeur
la guerre d'Indochine, avant d'être officier d'infanterie,
durant la guerre d'Algérie, puis en métropole, et de devenir directeur
de centre hospitalier dans le Jura.
Ses responsabilités dans les associations de défense
des Français musulmans le conduisent à se voir confier
des fonctions officielles : délégué ministériel à l'intégration
(1995), membre du Conseil économique et social (1998), puis
ministre en charge des Anciens Combattants pendant cinq
ans (2002-2007). À ce poste, il mettra notamment en oeuvre la
«décristallisation» des pensions des anciens combattants des
anciennes colonies, et lancera le concept de la «mémoire partagée».