Martin a 12 ans.
Pendant six mois, sa maman, l'auteure de Là où tu es je ne suis pas,
son frère, son père sont suspendus au fil de la vie. Elle semble reprendre
son cours, pendant un an, et puis un jour de janvier, pendant que
Martin peint une forêt lumineuse, l'image sur l'ordinateur est sombre,
dangereusement sombre.
«Le médecin lui a expliqué... Martin a tout écouté, a regardé l'image
sur l'ordinateur. Puis il a dit : Je ne veux pas revenir ici pour faire une
chimio, je veux aller à l'école.»
«Le train me porte, me stoppe. Espace entre deux mouvements,
immobilité de mon corps. Et pourtant je navigue d'un point à un autre. Je
voyage dans ma tête, dans ce carnet, ici dans ma vie, là-bas dans la tienne,
désormais inconnue... Il me semble que tu as grandi d'un seul coup.»
Un récit terrible et magnifique d'une vie trop courte qui résonne
éperdument dans un dialogue entre Martin et sa maman. Les mots
s'inscrivent dans des carnets de voyage. Un voyage dans le train de la vie.