Nous avons tous des souvenirs de notre scolarité à
l'école primaire. Mais nous n'avons connu que des écoles
confortables et généralement bien équipées. Je pense que
nous ne sommes pas capables d'imaginer la vie de ces
maîtres d'école (bien rares) qui s'en allèrent enseigner dans
des endroits incroyables de ce qui constituait alors l'Union
Française.
C'est pourquoi le témoignage de Guy Barrère est important
et instructif. Déjà, rien que le mot Sahara peut faire peur. Mais
enseigner dans des campements nomades, sous la tente,
et en suivant les déplacements des Touaregs dictés par les
possibilités des pâturages, est-ce vraiment possible ?
Affecté ensuite dans une oasis où l'école (à l'origine une
simple hutte) fut construite par les habitants suivant le mode
local, Guy Barrère y connaitra toutes les étapes de l'évolution
de l'Algérie. Il y restera après l'indépendance de 1962, à la
demande des autorités locales, preuve de la qualité de son
travail.
Une vie très riche, dans un monde très particulier.