Il y a au Musée de la Révolution française à Vizille un tableau
d'Alfred Loudet représentant Marat, Danton et Robespierre.
Cette rencontre est en fait purement imaginaire et n'a jamais
eu lieu. Ce texte est donc le fruit d'une pure imagination.
Marat, atteint d'une sorte de lèpre qui le faisait affreusement
souffrir, était obligé de prendre des bains de soufre et de
s'entourer la tête avec un tissu imbibé de vinaigre pour
calmer ses migraines. C'est de sa souffrance et de son délire
que naîtra l'imaginaire. Il faut sauver la République de toutes
les trahisons : celles de nos généraux qui passent à l'ennemi,
et surtout celles de l'intérieur de la République, les trahisons
invisibles, qu'on ne peut arrêter que par des exécutions en
masse. J'en appelle à la Terreur comme justice et la Justice
est vertu disait Robespierre.
Jean-Vincent Brisa
On ne s'ennuie pas une seconde dans cette fresque ambitieuse qui
sait cependant rester simple et accessible, de surcroît bien écrite
à l'aune d'une séduisante métrique, où les jeux se complètent
et se répondent, dynamisant fort intelligemment un propos aux
étonnantes résonances.
Philippe Gonnet (Dauphiné Libéré du 11 septembre 2014)