Du 7 novembre 1982 au 31 octobre 2014, pendant 32 ans, de jeunes
officiers ont instauré un régime de terreur dans leur pays, d'abord appelé
Haute-Volta et ensuite Burkina Faso. Pendant toute cette période, le
régime de terreur n'a fait que changer de nom : Le Conseil national du
peuple (CSP), le Conseil national de la Révolution (CNR), le Front populaire
(FP), la IVe République. C'était le même esprit du mal qui animait les
responsables : les «quatre chefs historiques», ensuite Thomas Sankara
et après Blaise Compaoré. Ces responsables étaient influencés par
l'idéologie marxiste-léniniste sous la conduite d'un parti clandestin, le
Parti africain de l'indépendance (PAI).
Au cours des 32 ans, ils ont violé les droits humains (plus de 300
crimes de sang extrajudiciaires impunis, plus de 5 000 fonctionnaires
mis à la retraite d'office...), commis des crimes économiques, menti au
peuple, commis des injustices à travers les Tribunaux populaires de la
révolution (TPR) en condamnant plus de 700 innocents... «Le premier
assassinat politique de notre histoire» est survenu en novembre 1982,
avec le meurtre du lieutenant-colonel Badembié Nézien, en présence de
Thomas et de Blaise. L'assassinat des «7 conjurés» du 11 juin 1984 a été
organisé par Thomas Sankara.
L'auteur du présent ouvrage a été témoin de certaines exactions citées
plus haut. Il en a été une victime. La publication de ce livre est pour lui
la réalisation d'un rêve : l'expression d'un devoir de vérité et de mémoire.
C'est aussi un acte de foi et un engagement dans la nouvelle évangélisation.
Il affirme que Thomas Sankara était impliqué dans certains crimes de
sang et économiques. Il a brisé la carrière de milliers de fonctionnaires.
L'auteur conclut que ce qu'on dit de Thomas Sankara n'est qu'un mythe :
Sankara est un homme intègre, un croyant, un héros... Dire que Thomas
est un héros est une imposture ! Après avoir refusé de s'engager dans
le marxisme-léninisme et dans les sectes, l'auteur respecte le choix des
Burkinabè qui se sont fourvoyés dans ces voies. Mais il dénonce la double
appartenance surtout des chrétiens.