Un monde plus fort que le reste
Plus de souffle. Que la poussière qui sourd des dernières heures du dernier barrissement. Plus de souffle. Plus de rugissement. Plus de souffle. L'homme est dressé. Les animaux sont morts ou dressés. Les arbres sont alignés. La pierre est fragmentée.
À chaque fois qu'il l'a pu, l'homme a masqué le mystère par des choses, des formules ou des concepts dont on donne à penser qu'ils expliquent quelque chose ou, pire, qui substituent autre chose à la chose. Mais allant au bout des choses, il n'est plus de réponses, que des questions, toutes commencent par pourquoi. Plus de souffle.
Et pourtant ce souffle...
Ce souffle intérieur qui frissonne que tout est encore possible. Que tout est en puissance à l'intérieur de soi.
Alors retrouver ce « pouvoir mystérieux que tout le monde ressent mais qu'aucun philosophe n'explique » (Goethe).
Alors ce totem intérieur. Alors cette voie, qui semble pour l'auteur la seule voie possible : se construire un monde qui sera plus fort que le reste...