Une famille française pas tout à fait comme les autres... père
antillais, mère vendéenne. Après leur décès, Louise entreprend
de vider leur appartement et le grenier où lettres, papiers,
meubles se sont entassés au fil des ans, tels des laissés pour
«conte».
Peu à peu, les souvenirs émergent... Louise évoque ses
origines négropolitaines, ses révoltes d'enfant puis d'adolescente,
son isolement, son commencement de rupture avec la société, sa
déshérence, puis sa découverte des «armes miraculeuses» : les
mots. Ils la sauveront de la dérive, lui redonneront goût à la vie
et confiance en elle.
Sur fond de racisme et de pauvreté, dans un va-et-vient
constant entre passé et présent, apparaissent les comportements
post-colonialistes d'une certaine société française vis-à-vis des
minorités visibles. Ce témoignage fait écho au mal-être de
beaucoup de jeunes issus de l'immigration, eux aussi laissés
pour compte.