Dans la maladie, la tentation ou l'épreuve, le chrétien
s'adresse très spontanément à la Mère de Dieu, comme
un fils, dans le besoin, recourt naturellement à sa propre
mère.
Placée entre Jésus-Christ et nous, l'épouse de saint
Joseph est une «médiatrice», ainsi que l'affirment la
sainte Écriture, l'enseignement des docteurs et la parole
des pontifes. Nous ne nous trompons donc pas lorsque
nous implorons son aide.
Mais n'est-il pas exagéré de le faire dans chacune de
nos nécessités ? Y a-t-il des faveurs que nous pourrions
obtenir de Dieu sans passer Marie ? En un mot : à quel
point la sainte Vierge est-elle pour ainsi dire le passage
obligé du fidèle pour recourir à son Sauveur ?
La question est cruciale. Au concile Vatican II, c'est
sur elle que s'est cristallisée l'opposition historique entre
les novateurs et les tenants de la Tradition catholique.
Elle concerne en outre tout chrétien. Connaître le vrai
rôle de la Mère de Jésus dans le salut du genre humain
et dans le don de la grâce, est tout sauf facultatif.
Cet ouvrage propose un tableau très varié, plein de
chaleur, de l'action terrestre et céleste de Marie. Il pose
les bonnes questions et apporte des réponses qui font
écho à l'affirmation catholique. La très sainte Vierge est
bel et bien le «canal» de toute grâce. La piété en sort
notablement éclairée et fortifiée.