Dans quel but a été créé le programme «beatles» ? Quels objectifs a-t-il atteints ? Pourquoi
s'est-il dissous ? La réponse est nécessairement inscrite dans les textes-sources que sont les
deux cents «songs» produits par les quatre master-codes intitulés john, paul, george et ringo. [...]
(J'ai également dégagé un énoncé irréductible - pour l'instant - qui détient peut-être le secret
de cet escamotage : OBLADI/OBLADA.)
Comment réagit KCab-T/Eg, intelligence artificielle de la vingt-huitième
génération conçue pour analyser les anomalies de l'univers-trou,
quand un parasite retors nommé Black Box Beatles passe dans son
spectrographe ? Car la boîte noire Beatles, il en est sûr, renferme tous
les éléments d'une civilisation disparue. À son contact, KCab-T/Eg perd
peu à peu ses repères...
Avalant/digérant/régurgitant les paroles des chansons des Beatles,
combinant SF, lyrisme et manuel du parfait Beatlesmaniac, Claro
embarque le lecteur dans un tourbillon psychédélique jubilatoire
à la démesure de son sujet.