«Quand je n'arrive pas à dormir, j'aime à rester couché dans le noir en faisant
comme si j'avais été assassiné. J'ai constaté que c'était le meilleur moyen pour
trouver le confort. Je m'imagine dans le cercueil, à mon enterrement, et des gens
venus de mon passé défilent devant mon cadavre en commentant mon décès. C'est
assez rassurant : à mon enterrement imaginaire au moins, c'est étonnant de voir
combien de mes amies étaient amoureuses de moi en secret.»
Chuck Klosterman est obsédé par les amoureuses parfaites qui, bien
évidemment, n'existent pas ; par la tête de troll de Tom Cruise et celle de
chien battu de John Cusack... Et quand enfin il oublie ces séducteurs, il
établit un parallèle entre le jeu des Sims et les paroles de David Byrne, ou
encore soliloque sur L'Empire contre-attaque, le seul film qui «définisse
l'esthétique sociale d'une génération à venir».
Toujours incisif, hilarant et décalé, Chuck Klosterman, perpétuelle victime
de la pop-culture pourtant jamais dupe, continue, après Je, la mort et le
rock'n'roll, à disséquer sa vie, comme si elle était un épisode du Real World.
«Lire Sexe, drogues et pop-corn, c'est comme regarder la télévision avec
quelqu'un d'autre tenant la télécommande en main.» USA Today