Un grand solitaire pose son regard sur ce qui l'a entouré et le berce aujourd'hui.
Son besoin de recul n'est que la volonté d'être lucide pour mieux comprendre et contempler les aspects du monde. Alors, de voyages en observations à la sauvette, de bavardages en rêveries, tous les détails forgent un spectacle qui donne une identité à ce bric-à-brac de mots.
Les bulles ne sont pas une peinture, pas un chant, pas un roman : simplement une touche de sensibilité qui nous permet l'évasion.
Elles éclatent de-ci de-là, au hasard d'un périple ou d'un son, d'une conversation ou d'une méditation, comme la prise spontanée et soudaine d'un moment fragile à rendre éternel.
C'est la nourriture de ce solitaire qui dit avoir les yeux trop petits pour ce grand monde, et le coeur trop sec pour ce qu'il faudrait donner.
Les bulles continuent d'éclore et d'animer l'espace, surtout la nuit, pour, peut-être, mieux cacher leur pudeur. Elles ne sont que le témoignage d'un cheminement, du parcours et des péripéties d'un homme qui doute et dérive sur des réalités simples.