Et si les personnages de roman étaient réels, bien vivants en une étrange personnagothéque située au nord de la constellation d'Orion ? Pour le savoir, retrouvez Enlila sur Mars, en 2021, dansez au bal des aliens, incroyable temple de la métamorphose, et assistez à son sacre en tant que Cydonia, souveraine de la planète bleue. Elle vous entraînera alors dans un inoubliable voyage interstellaire, à bord d'un bien étrange spatiobus. Laissez-vous happer dans ces dimensions nouvelles où tout va prendre une autre place, tellement exaltante. Vous y percevrez le questionnement discret mais essentiel sur le réel et la fiction, sur la vie et la mort. Venez vivre cette grande épopée à travers l'espace et le temps, reposant sur des données scientifiques établies, mais sublimées par l'inventivité de l'auteure, émaillée d'animaux fantastiques et de légendes, de bons et de mauvais dieux, et où vous réaliserez ô combien les voies de l'imaginaire sont impénétrables. EXTRAIT DE L'OUVRAGE : La fête battait son plein. La foule en liesse scandait le nom « Cydonia » à tue-tête. Cette masse populaire était multiforme et multicolore. On pouvait y déceler des visages et des corps humains, mais aussi des boules aux grands yeux bleus, des bulles translucides, des pieuvres aux longues pattes fouettant l'air ambiant, et des bustes d'acier. Des lianes ondulantes et des tresses serpentines rampaient sur le sol recouvert d'une matière synthétique antidérapante. C'était une incroyable populace d'aliens, composite et métissée. Tous hurlaient en choeur : Cydonia, Cydonia, Cydonia... Marco Niccolopo était désemparé et émerveillé à la fois. Installé sous la voute ciselée d'or fin d'une immense caverne aux murs marbrés, il contemplait la scène étrange qui se déroulait devant ses yeux ébahis. Juché sur un piédestal de quartz bleu sculpté spécialement pour lui, l'astronaute était là depuis prés d'une heure, selon sa manière terrienne d'évaluer le temps. Parfois, il plaquait ses mains moites sur ses oreilles assourdies par le brouhaha insupportable. Il y avait surtout ces sons stridents, aigus, des espèces de vibrations cacophoniques qui cisaillaient l'air.