Toutes les langues doivent quelque chose aux autres : le français
a nourri l'anglais, l'anglais a enrichi le français. Mais depuis un demi-siècle,
la «balance linguistique» est devenue lourdement déficitaire
au détriment du français.
Or les mots ne servent pas seulement à désigner des choses, ils
véhiculent aussi des manières de penser. Il n'est pas indifférent de
parler de styliste ou de designer, de palmarès ou de hit parade, de staff
ou d'équipe.
Il y a encore moins de raisons d'accepter des distorsions de sens
provoquées par des mots anglais de forme proche des nôtres, mais
de sens différent : supporter ne signifie pas «soutenir», digital n'a
rien à voir avec «numérique» et une opportunité n'est pas une
«occasion», ni une «possibilité».
Résister à l'anglomanie, ce n'est pas se laisser aller à l'anglophobie
(ou à l'américanophobie). C'est défendre le droit de nous exprimer
dans notre langue, avec des mots à nous, et d'être compris de tous
ceux dont le français est la langue maternelle ou d'usage.
Ce petit guide comprend 250 anglicismes - mots et expressions -
avec leur traduction en bon français.