Valérie Debono évoque avec émotion et désarroi la mort prématurée de son fils. Florent a traversé la vie comme un météore, il venait d'avoir vingt et un ans. Charmeur, casse-cou, son destin s'est brisé sur une départementale, un soir d'octobre.
Ce livre est un véritable chant d'amour et de douleur. Florent a laissé dans le coeur de sa mère, une plaie béante qui ne cicatrisera jamais. Cependant, au-delà de la souffrance et de la tragédie, sa mort ne restera pas vaine. Elle va permettre de resserrer, voire de ressusciter, les liens affectifs de ceux qui l'entouraient. A contrario, elle va contribuer à l'émergence de lourds secrets scellés par la haine. Les parents de l'auteur portent une responsabilité morale quant à la disparition de leur petit-fils, mais ils sont également coupables de maltraitance envers leur fille durant son enfance. Comme s'il tissait un lien invisible, Florent insuffle à sa mère la force et le courage d'affronter et de régler ce passé douloureux.