Podemos, le mouvement espagnol des Indignés,
est
devenu la troisième force politique nationale en moins de
deux ans. Mais face au «parti de Wall Street», son leader
Pablo Iglesias préfère la stratégie subtile du jeu d'échecs à la
violence d'un combat de boxe perdu d'avance.
Sa génération, celle des trentenaires,
est en état
d'urgence. Elle possède la fraîcheur et l'enthousiasme qu'ont
perdus les partis politiques traditionnels. Déjà à l'oeuvre
dans les mairies de Madrid et Barcelone, elle appelle à une
refondation démocratique de l'Europe et de la zone euro.
Ce livre interpelle les jeunes Européens
souvent en
marge de la politique conventionnelle mais qui veulent une
régulation pacifique à la crise et non le chaos. La génération
des Indignés ne veut plus «se tromper d'ennemi» et
rêve, par-delà l'échec grec, d'une nouvelle Europe, légitime
et démocratique.