Où l'on retrouve Robin Llywleyn, l'improbable héros de Dernier train
pour Llanelli (L'Esprit des Péninsules, 2005). Histoire de financer
sa descente vers les bas-fonds de l'alcoolisme, notre détective
privé accepte un travail de filature pour une certaine Becca
Blethyn - aussi riche que dérangée, avec notamment une légère
tendance à prendre ses désirs pour des réalités dans le domaine
amoureux. Et c'est précisément sur un de ses «prétendants»
qu'elle charge Robin de garder un oeil. C'était sans compter sur les
deux frères de la cliente : Tomos, plutôt du genre violent, et James,
qui règne sur le marché local de la sécurité. Dans l'un ou l'autre
cas, la dernière personne que vous souhaiteriez croiser dans une
ruelle déserte au milieu de la nuit.
Et quand les frères en pétard lui rendent une petite visite, Robin
conclut avec eux un accord que n'aurait jamais accepté un homme
plus digne de ce nom ou plus... sobre. S'ensuit une intrigue policière
dont Robert Lewis a le secret et qui a fait écrire au critique Niall
Griffiths : «On ne peut qu'être intrigué par la manière dont un si
jeune auteur est parvenu à mêler Ellroy et Chandler - avec même
un soupçon de Beckett».