Pierre Gusellier de Roquemaure, historien, brillant universitaire, se trouve malgré lui entraîné dans une procédure judiciaire, qu’il va, à son insu, amalgamer à l’affaire d’Outreau, dont les erreurs judiciaires s’étalent alors dans tous les médias. Très vite un sentiment de paranoïa va l’envahir jusqu’à le faire sombrer dans une dépression schizophrénique qui pourrait s’avérer fatale. L’homme, marqué par les symboliques historiques qu’il a enseignées pendant des années, et se croyant investi d’un pouvoir divin, va tout faire pour prendre le contrôle de la magistrature Française et imposer sa vision d’une justice qu’il veut droite. Le lecteur assiste, impuissant, en suivant un fil rouge énigmatique, à la descente aux enfers d’un homme. Un roman qui flirte avec la réalité, qui déroute, qui habite, qui effraie dès lors que chacun peut le ramener à sa vie, à son quotidien. On se dit alors que rien ni personne n’est à l’abri de la délation, du mensonge, d’une forme de justice haineuse qui fait perdre à l’homme toute sa dignité, que les faits divers n’arrivent pas que chez les autres. Au détour de phrases chantournées et de vérités historiques, l’auteur accrédite la thèse selon laquelle l’erreur judiciaire a été, est, et ne restera soumise, qu’à l’impunité.