L’homme qui voulait tuer sa mère… Un homme simple et sa conscience qui l’est moins entament un dialogue sur les raisons souvent injustifiables de mettre à exécution une sentence de mort sur « sa » mère. L’homme va-t-il, fragilisé par la découverte récente d’une maladie incurable le concernant, qui ne lui laisse pas trois mois, surseoir à la réalisation de son noir dessein ? L’homme va-t-il au contraire, convaincu par les remugles de souvenirs, instruire à charge le procès de son « inculcante » de mère puis réussir ce meurtre idéal qui passera pour une mort naturelle ? C’est à ce jeu de justice-injuste, où rien n’est franc, que l’homme et sa conscience tels deux vieux complices se livrent dans un réquisitoire-plaidoirie dont l’issue n’est pas celle « qu’on n’attend pas »… Tout ici, peut se produire, y compris, surgissant des profondes ténèbres, l’appel voluptueux des corps et des sentiments désordonnés. Tout se cache et se révèle dans cette « Andromaque Moderne », rafraîchie par une ironie dilettante et cynique, où l’on dévisse assez vite… Au hasard des pulsions contradictoires se mêle une réflexion sur la « vraie vie ». La mort, le moi, le noeud : trois romances qui ne pourraient devenir vertueuses que par caprice