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Le général comte Le Marois : aide de camp de l'Empereur

Gérard Poteau
  • 08/06/2011
  • Isoète
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Couverture de Le général comte Le Marois : aide de camp de l'Empereur par Gérard Poteau

Résumé

Jean, Léonor, Le Marois (Lemarois) est né le 17 mars 1776 à Bricquebec dans la Manche. Engagé à 16 ans dans la garde nationale de sa commune, il devient lieutenant l'année suivante. Affecté à l'état-major de l'armée de l'Intérieur en 1795, il participe au 13 vendémiaire et devient aide de camp de Bonaparte. Il le restera jusqu'à la chute de l'Empire. Celui-ci le choisit pour être témoin de son mariage avec Joséphine de Beauharnais. Il participe à la campagne d'Italie, où il s'illustre à la bataille de Lodi. A Roveredo, il bouscule une colonne autrichienne et manque d'être tué. Il fait preuve aussi d'un courage exemplaire à la bataille du pont d'Arcole.

Le 30 déc. 1796, il présente au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi et devient chef de bataillon à l'âge de vingt ans. Ses nombreuses blessures l'empêchent de prendre part à la campagne d'Egypte, mais dès le retour de Bonaparte, il reprend ses fonctions d'aide de camp. Après la bataille de Marengo, il devient, à vingt-quatre ans, chef de brigade (colonel). Durant le Consulat, il est un des familiers de la Malmaison.

En 1803, il est nommé général de brigade. En 1805, après la bataille d'Austerlitz, il devient général de division à vingt-neuf ans. En 1806, il est blessé à la bataille d'Iéna. En 1807, il est élu député de la Manche et devient un des vice-présidents de l'Assemblée.

Titré comte de l'Empire en 1808, il est Grand officier de la Légion d'honneur. Successivement gouverneur de Wittenberg, de Varsovie et d'Ancône ; commandant du camp de Boulogne ; puis commandant supérieur du Grand duché de Varsovie ; il achèvera sa carrière militaire par une résistance héroïque à Magdebourg. C'est à cette occasion que Napoléon lui écrira : «Ce n'est pas possible m'écrivez-vous ; cela n'est pas français !» Durant les Cent-jours il sera élevé à la dignité de pair de France. Admis à la retraite comme lieutenant général en 1832 ; il meurt à Paris le 13 octobre 1836.

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