En Asie de l'Est, dans le contexte socio-économique et culturel actuel, les
langues sont soumises à des dynamiques encore mal analysées. Elles sont
en contact, souvent en forte compétition. L'anglo-américain semble en
position de force, mais qu'en est-il des langues propres de la grande région,
comme le coréen, le chinois, le japonais ? Qu'en est-il des langues de la
migration et des familles «mixtes» dont l'existence est liée à la question
linguistique ? Quelle place, dans cette polyphonie, pour les langues
européennes et particulièrement le français, porteur des cultures et des
valeurs de la Francophonie, développement, solidarité, citoyenneté ?
On assiste à des avancées, des reclassements, des pertes de valeur symbolique
et de prestige sur le «marché des langues» (Bourdieu). L'hypothèse forte est
celle d'une montée du plurilinguisme. La question est de savoir comment
ce plurilinguisme peut et doit être géré dans le champ de la pratique sociale
et de l'éducation.
Cet ouvrage est consécutif à une rencontre scientifique tenue à l'Université
Ewha, Séoul, République de Corée, en mars 2012. Le volume, soutenu par
l'Institut Culturel Français et l'Agence Universitaire de la Francophonie,
est construit sur des contributions nationales et éclairé par des apports
extérieurs.