Le colonel Kadhafi poursuivait sa politique agressive. Chaque fois qu'il le pouvait, Kadhafi poussait ses pions en Afrique, par la terreur et le meurtre. Mieux, il avait réussi à construire une usine pour produire des armes chimiques, à Rabta, la déguisant en centre de production pharmaceutique.
Lorsqu'il eut terminé sa conversation avec son cousin, son inquiétude avait encore grandi. Il était sûr maintenant que les Américains avaient juré d'avoir sa peau. Allait-il arriver, une fois de plus, à déjouer leurs plans ?
Depuis le 1er septembre 1969, date où il avait pris le pouvoir en Libye, ce n'était pas la première fois qu'on cherchait à l'éliminer.
Malko avait repéré le regard angoissé de l'Américain posé sur la touche « bis » du téléphone. Il suffisait d'appuyer dessus pour obtenir le dernier numéro appelé...
« This is the popular bureau of the libyan jamahirya. What do you want ? »
En hurlant une injure, l'Américain recula brusquement et saisit derrière lui un fusil-harpon sur lequel était accrochée une flèche... Il visa Malko et appuya sur la détente...
« Jamais la vérité n'a été aussi proche... »
Gérard de Villiers
Un article de janvier 2013 paru dans The New York Times revient sur la longue et prolifique carrière de l'auteur et sur l'intérêt que portent les services secrets du monde entier à son oeuvre. Certains des événements décrits dans les aventures de SAS se sont étrangement produits, parfois presque à l'identique.
Le journaliste Robert F. Worth, spécialiste du Moyen-Orient dans le grand quotidien américain, écrit : « Gérard de Villiers, le romancier qui en savait trop. »