Il fit un pas vers son père, lui prit les mains, et sombra d'un seul coup, sans un mot, la tête dans le creux de son épaule, les bras autour de son cou. Julien et Philémon se regardèrent, profondément émus par cette scène étrangement silencieuse. Symphorien avait passé son bras gauche autour de la taille de Pierre, sa main droite lui caressait lentement la nuque. Ils restèrent ainsi quelques secondes, puis Symphorien repoussa doucement son fils par les épaules : - Prends-toi une chaise et viens à côté de moi. Je crois que tu dois avoir une ou deux choses à me demander, j'imagine. - En effet, répondit le jeune officier. Il renifla bruyamment et s'essuya furtivement les yeux, avec un humble sourire. En effet.