Puisque aucune occasion de remédier, même de façon mineure, à la crise de notre démocratie ne doit être négligée, le débat institutionnel lancé par le président de la République mérite d'être pris au sérieux. Mais Émeric Bréhier a une conviction : le mal est profond et c'est l'adhésion au principe démocratique lui-même qui recule. Il est donc grand temps de remettre en cause nos habitudes démocratiques : instaurer le régime présidentiel, faire confiance aux processus participatifs, instituer des contrepouvoirs puissants et acceptés comme tels le Parlement, bien sûr, mais également les collectivités territoriales et les médias. À rebours des craintes et des postures, Émeric Bréhier fait le pari d'un régime présidentiel qui serait le moyen de refonder une démocratie des intermédiaires.