De récents scandales dans l'industrie du médicament
ou l'agro-alimentaire ont montré les risques
d'un détournement de la recherche scientifique. L'objet
de ce livre est de mieux comprendre les ressorts de la
crise qui s'installe ainsi entre science et société et de
proposer des solutions respectant aussi bien l'indépendance
de la recherche que le besoin de démocratie, très
largement à inventer au demeurant, dans les choix de
politique scientifique.
Il s'adresse aux scientifiques comme aux citoyens. Il
analyse la manière dont le capitalisme néolibéral tente
de mettre la science et les techniques au service de la
compétitivité et des profits.
Il s'appuie sur les résistances à cette politique pour
montrer que la démocratie scientifique ne se résume
pas à la question des choix technologiques ou de la
gestion des risques et ne concerne pas la seule communauté
scientifique.
Il veut ouvrir des pistes pour mettre la connaissance
scientifique et le développement technique au service
des besoins humains (y compris le besoin de connaissances),
ce qui appelle de nouvelles formes d'investissement
citoyen et de pluralisme scientifique.