La communication des années à venir pour les organisations n'a plus rien à voir avec les pratiques
qui ont permis la professionnalisation de la fonction ces dernières décades.
La société du numérique et de la connaissance a fait de l'information une ressource accessible
et gratuite ; et de la communication un moyen planétaire d'affirmer son identité et sa liberté
d'expression. Face à la massification des moyens d'échange et d'expression,
la communication des organisations ne peut plus se contenter de développer des supports
d'information et des réseaux d'influence. Elle doit lâcher prise sur des attitudes de contrôle et
d'auto-proclamation, pour mobiliser ses publics internes et externes autour de projets basés sur
du sens et des approches participatives. Le rôle du communicant se mue ainsi vers celui de chef
d'orchestre et de gardien du patrimoine communicationnel de l'entreprise, quand hier il créait
et contrôlait l'image de celle-ci. L'image ne dépend plus de lui mais de sa capacité à animer les
flux qui rapprochent l'entreprise de ses publics, internes et externes. Il s'agit d'un changement
radical de posture et d'attitude professionnelle, qui le concerne et concernera de plus en plus de
dirigeants. La communication est une fonction à réinventer et à enrichir de toute urgence.