Américaines bien souvent, à la con en majorité,
les études scientifiques ont un principe de base
implacable qui consiste à : I - poser le cadre
d'un protocole permettant de tout mesurer
(c'est scientifique) ; II - en étendre le résultat
à la population mondiale ; III - en tirer des
conclusions débiles.
Parmi leurs sujets de prédilection il y a les femmes,
l'argent, la santé, les femmes, le sexe, les femmes
et, parfois, Internet. Dans l'ombre, elles abordent
des sujets vraiment utiles (au service de la science
donc) mais rares sont les occasions, pour les êtres
ordinaires que nous sommes, de croiser celles-ci entre
la homepage Google, le café et les vidéos de chatons.
Nous lisons plutôt ces études par hasard, découvrant
avec stupeur que le mariage fait grossir, que boire
trop de café rend aveugle, que les râleurs gagnent
plus ou que le sperme est antidépresseur.
Vérité absolue, puisque scientifique.
Puisque nous ne sommes pas des souris
de laboratoire, ce petit recueil de poésie pratique vous
propose d'échanger les tubes à essais contre quelques
vers en remplaçant la sociologie de comptoir par de
la poésie. Oubliez les statistiques, sortez des normes :
ou comment résoudre tous vos poèmes en récitant
un petit problème. Et vice versa.