Le 31 juillet 1914, le jour avant la déclaration de guerre, Jean
Jaurès était assassiné. Ainsi disparaissait l'une des plus grandes
figures, sinon la plus grande, du socialisme moderne et de l'internationalisme.
Ce fils de petits bourgeois ruraux qui disait de lui-même : «Je suis
un paysan qui a fait des études», avait été l'un des plus brillants élèves
de Normale supérieure avant de devenir professeur lui-même. Ce fut
l'état dans lequel se trouvait alors la classe ouvrière française qui le porta
vers l'idée socialiste. Député, il ne cessa d'agir en faveur du prolétariat,
soutenant de grandes grèves attaquant le capitalisme, intervenant à la
Chambre, et fondant en 1904 le quotidien l'Humanité, puis en 1905,
avec Jules Guesde et Édouard Vaillant, le Parti socialiste réunifié.
Ce sont tous ces aspects et d'autres de la vie du grand tribun qui sont
évoqués dans ce livre par un ensemble d'auteurs, écrivains, politologues,
syndicalistes et militants. Les idées de Jaurès restent vivantes et dynamiques
et peuvent toujours inspirer la pensée et l'action.