Le Paris des années 1950 n'a pas encore revêtu les habits de la modernité. On y croise au fil des rues
les marchandes de quatre-saisons, les bonnes soeurs en cornette, les agents de police en pèlerine et les
écoliers en blouses... Dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés ou du Marais, employés, ouvriers, retraités
modestes et intellectuels sans le sou s'accoudent aux mêmes zincs. On ne parle guère de chômage mais
plutôt des difficultés de logement. Et sans chez-soi confortable, on est souvent à l'extérieur...
Ce sont donc des rues animées et vivantes qu'il est donné aux photographes, français (Robert Doisneau,
Willy Ronis, Raymond Depardon, Édouard Boubat), comme étrangers (Peter Cornélius, Erwin Blumenfeld,
Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas), d'immortaliser en couleurs. Leurs images pleines de charme et
de fraîcheur nourrissent aujourd'hui la légende d'un Paris révolu.
The Paris of the 1950s was a charming place where roads buzzed with street peddlers and small trades, nuns in comet
wimples, caped policemen and smocked schoolchildren... In the now-chic Saint-Germain-des-Pres and Marais districts,
employees, workers, modest retirees and penniless intellectuals still lived side by side. Unemployment worried no one,
and thousands of industrial and handicraft workshops continued to thrive in the capital...
Great photographers from France (Robert Doisneau, Willy Ronis, Raymond Depardon, Édouard Boubat) and elsewhere
(Peter Cornelius, Erwin Blumenfeld, Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas) captured color shots depicting how time
stood still in the 1950s. Enchanting, refreshing photos that today feed the legend of a lost Paris.