L'arche inuit
Quoi de plus dissemblable que ce document de L'arche, de ce qui a nom dans les conventions, de journal ? Intime, n'en parlons pas. Des dates toutefois viennent scander, chaque jour la mention du jour, cela une année peut-être (nul ne vient compter, il ne revient à personne de compter, l'auteur quant à lui. ayant ponctué, est ailleurs déjà), par quoi s'ouvrent comme mécaniquement les fragments dits de l'archi-nuit, d'où sera né le nom d'arche, d'arche inuit - d'une portée secrète (tout un monde) ayant traversé comme spectralement l'écrit.
On croyait la forme fragmentaire passée de mode, c'est qu'elle n'a jamais rien eu à faire avec la mode, en vérité ; sa justification en attente toutefois, car pourquoi renoncer au linéaire ? Il y aurait précisément à y renoncer en tant qu'autre forme, celle-ci omniprésente au-delà des zones de l'expérimental, forme comme obligée, et dans l'histoire - ce qui ne va pas sans inquiétude - l'on ne sait qui oblige en personne, il n'y a personne (que soi seul, à ne pouvoir s'autoriser le moindre écart, écrivant).
Le document, le voici, L'arche, L'arche inuit, il n'est que de lire, que ce soit ouvrant ses pages au hasard, l'instant venu.