Il s’agit de mettre en lumière les contradictions de l’instauration de la démocratie libérale en contexte colonial. Pendant les 80 années analysées dans le livre, les acteurs de la vie politique de la colonie de Guyane, n’eurent de cesse de réclamer le respect des droits civiques et politiques qui leur ont été attribués par la monarchie de Juillet en 1830 et par la Seconde République en 1848. Ils doivent en effet batailler avec des administrateurs coloniaux, les voyant volontiers comme des individus non dotés de la qualité d’hommes civilisés. En effet, le « préjugé de race » qui au XIXe jouit de cautions scientifiques, conforte les représentants de l’Etat dans leur jugement de la vie politique guyanaise. Ce livre est le fruit d’une thèse de troisième cycle soutenue à l’Université de Guyane en septembre 2020.