Au sortir de la Révolution, Villefranche était la « belle endormie ». La cité, fondée par les
Beaujeu au XIIe
siècle, n’aspirait pourtant qu’à suivre le mouvement initié à Londres puis à
Paris.
Il y fallut la détermination d’une poignée d’administrateurs et d’entrepreneurs, la peine et
l’application de tout un peuple industrieux, mais au bout du compte, le bel insecte finit par sortir
de sa chrysalide.
Tout d’abord en abattant les remparts qui la corsetaient depuis le Moyen Âge, puis en
s’étendant assez généreusement au détriment de ses voisines. C’est alors que les ressources
d’énergie qu’elle recelait purent être utilisées dans l’industrie textile où les Caladois excellaient
depuis longtemps mais aussi dans le machinisme agricole, l’agro-alimentaire et même
l’automobile... C’est également dans cette période qui va de 1850 à 1950 que le plan de la ville
que nous connaissons aujourd’hui se dessina et qu’elle se dota de la plupart des monuments
contemporains.