Le début de l'Antiquité tardive fut marqué par la fondation de Constantinople, la plus grande ville jamais fondée par les Romains. En même temps, ce fut aussi l'aube d'une ère de difficultés qui a sapé la capacité et peut-être le besoin de l'Empire romain de fonder de nouvelles villes dans ses provinces. L'urbanisation active après la fin du troisième siècle après J.-C. peut paraître paradoxale ou inattendue pour ceux qui associent l'Antiquité tardive à la récession urbaine. Pourtant, de nouvelles villes ont continué à être fondées, affirmant le caractère urbain de l'Etat et de la société du monde romain tardif, qui ne connaissaient pas une meilleure façon de gouverner et de défendre leurs terres que par les villes. Les fondations, refondations, réimplantations ou expansions de villes constituent des événements particulièrement importants dans l'histoire urbaine, puisque cela reflète avec clarté les réalités, les besoins et les idéaux de l'urbanisme dans chaque période historique. Qu'est-ce qui était nécessaire pour qualifier de ville un habitat ? Quelles fonctions y étaient exigées ? Pour la période tardo-antique, on cherche généralement les réponses à ces questions dans les transformations des environnements urbains gréco-romains préexistants. Ce volume offre une perspective différente, en explorant l'application des idéaux urbains tardo-antiques " sur terrain vierge ". Sur la base de travaux archéologiques récents et d'études de synthèse, vingt articles esquissent l'état de la recherche et discutent les motifs et les résultats de la construction de villes de la fin du troisième au septième siècle.
Caractéristiques
Éditions :Brepols
Nombre de pages :297
ISBN :9782503555515
Date de publication :7 juin 2017
Dimensions (L x H x E cm) :1.8 X 27.9 X 21.6
Poids (g) :998
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