Guy Brossollet, officier, remet en cause trois principes. Celui, presque aussi vieux que le monde, de la bataille. Celui du blindé-roi, auréolé du prestige du Général de Gaulle. Celui enfin, plus récent, du recours à l'armement nucléaire tactique. La bataille : elle ne peut plus être, dans un contexte de dissuasion, l'acte décisif de Clausewitz ou de Foch. Les blindés : aujourd'hui trop vulnérables, ils impliquent un système de force hors de proportion avec nos moyens. L'atome tactique : il appartient au politique et échappe, à ce titre, aux critères de la manoeuvre classique.