Juin 450. Les nouvelles qui parviennent à Rome sont alarmantes. Les
Germains traversent le Rhin et se réfugient chez leurs frères implantés dans
l'Empire. De multiples signes laissent présager que les Huns vont bientôt
marcher sur l'Occident.
Antonin, jeune aristocrate romain livré à l'oisiveté dans la ville décadente,
ne peut imaginer les aventures auxquelles il s'expose lorsqu'il accepte la
mission qu'Aetius, le prestigieux général en chef, lui confie : fédérer les peuples
très remuants qui ont peu à peu pénétré l'Empire et les convaincre d'aider
Rome dans sa lutte contre les hordes d'Attila.
Accompagné de Bellovaque, son énigmatique serviteur gaulois, Antonin
traverse ce territoire qui sera plus tard la France, où il tente de négocier des
alliances avec les Wisigoths, les Burgondes, les Gaulois, les Armoricains, les
Francs, pour n'en citer que quelques-uns. Itinéraire parsemé d'embûches, de
trahisons, de mystères, qui est tout autant un voyage initiatique au cours
duquel l'ambassadeur de Rome trouvera sa propre vérité au prix de sanglantes
épreuves.
Dans un monde déjà christianisé, mais où les dieux anciens ne sont pas
tout à fait vaincus, le surnaturel se mêle au quotidien, le visible à l'invisible,
et la légende et l'Histoire en appellent l'une à l'autre.
Les Aubes barbares sont certes un roman historique qui ne trahit pas la
vérité des faits, mais c'est surtout un roman d'aventures, plein de bruit et de
fureur, dont le héros est emporté par un destin qui souvent le dépasse.