Ce livre analyse les processus de paix autour de trois questions étroitement
liées.
Est-il possible de dégager un schéma, un modèle ou des similitudes dans
les façons de parvenir à la paix ?
A contrario, quelle typologie peut-on établir pour les échecs, les déraillements
et les effondrements du processus de paix ?
Enfin, la paix peut-elle être imposée ?
La dimension internationale a été valorisée, tant par l'origine des
auteurs que par les sujets traités dans les textes ici rassemblés. Toutefois,
la «fabrique de la paix» ne se cantonne pas dans ces aspects et à ces
niveaux gouvernementaux. La réflexion est ouverte au «vécu concret»
comme à la question, par exemple, de la pacification des mémoires.
La comparaison des processus de paix sur des périodes très différentes
est une façon de faire ressortir les continuités, mais aussi les particularités
plus marquées, ce qui invite alors à rechercher des explications.
L'histoire s'ouvre ici à d'autres disciplines comme l'histoire de l'art, la
sémantique, la philosophie, l'anthropologie. La paix, comme décision
politique, n'est pas seulement le résultat d'un rapport de forces militaires,
elle exprime une image de soi et des autres. Elle est plus que la fin de la
guerre.