Aujourd'hui
, la démocratie participative
s'institutionnalise dans
la durée, faisant apparaître de nouveaux acteurs, de nouvelles
légitimités, de nouveaux objets dans l'implication
de «citoyens ordinaires» à la prise de décision publique.
Cependant, si l'idée de participation est au moins aussi
ancienne que l'histoire des démocraties modernes, l'étude
de sa dimension diachronique restait à faire. D'où l'intérêt
de cet ouvrage réunissant les contributions des meilleurs
spécialistes, qui proposent, dans une perspective comparative,
un regard historique organisé en trois temps.
La première partie interroge la généalogie des
catégories utilisées par les acteurs et par les observateurs.
La deuxième met en regard la France et les États-Unis,
dans une période charnière de réformes progressistes - la
fin du XIXe et le début du XXe siècle -, qui voit se mettre en
place les premiers éléments de l'État-providence et s'expérimenter
de nouvelles formes de participation. Enfin,
la troisième partie retrace les relations qui se nouent entre
les sciences ou l'université et le reste de la société, et la
façon dont la question de la participation citoyenne a été
posée dans ce contexte. Une réflexion sur le temps long
débouchant sur des propositions politiques et normatives
pour les débats du présent.