Cet ouvrage vient combler une lacune et relever
un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente
a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient
donner un sens aux mobilisations collectives,
il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre
l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux
existent qui permettent d'en renouveler l'approche
comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire,
parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée
dans ses causes et ses manifestations, revient en
force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations,
de relais, de connexions et de solutions.
L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à
nos jours, à tous les types de mouvements sociaux
- révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes
électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les
acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités
sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en
ignore pas les interactions coloniales et internationales.
Attentive à cerner l'articulation du social avec le
politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle
entend réintégrer les mobilisations collectives dans
une histoire globale dont elles furent et demeurent des
moments essentiels.
En partenariat avec Le Mouvement social.