L'introduction au droit est dans la littérature universitaire l'un des genres les plus "codés". Mais les règles auxquelles elle obéit n'ont rien de nécessaire : le positivisme des juristes y a trouvé comme un cadre naturel d'expression. Travaillée par une formidable relance de la pensée juridique, la période actuelle n'invite-t-elle pas à revoir de vieilles frontières disciplinaires ? La force montante de l'Etat de droit et la revendication des droits de l'homme ont eu raison de l'indifférence paradoxale des sciences sociales à l'égard du "juridique". Ne faut il pas attendre désormais des juristes d'autres manières d'introduire à cet objet toujours controversé qu'est le droit ?