Dans tous les pays démocratiques, la place de la justice ne cesse de croître, tout comme le
niveau d'exigence des citoyens à son égard. Au sein des pays composant l'Union européenne,
la reconnaissance mutuelle des décisions de justice implique la confiance réciproque
dans chacun des systèmes judiciaires.
Partout en Europe, ces dernières années, l'amélioration du fonctionnement de la justice est
devenue une priorité traduite par d'importants investissements financiers. Partout, désormais,
la justice est observée et doit rendre des comptes.
La Mission de recherche Droit et Justice, pour la France, en partenariat avec l'Université
d'Utrecht pour les Pays-Bas et l'IRSIG de Bologne pour l'Italie, a élaboré en 2000, avec le
soutien de la Commission européenne (programme Grotius), un projet de recherche comparé
associant douze pays européens (Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne,
Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Turquie) auxquels s'est joint le
Québec, sur l'administration de la justice et l'évaluation de sa qualité.
Les résultats de cette recherche ont été présentés lors d'un colloque européen qui s'est tenu
à l'École nationale de la magistrature en mai 2003.
L'ouvrage issu de ces travaux, qui ont associé praticiens et chercheurs, remet en
perspective les principales tendances observées, intègre des synthèses comparatives et des
études par pays. Il contient des données très récentes et préconise une approche qui
implique les professionnels et les usagers du service public de la justice. Les orientations
proposées, les critères d'évaluation évoqués constituent autant de points d'appui pour la
conduite de réformes tendant à l'amélioration de l'organisation et du fonctionnement de
la justice. Les textes de synthèse sont bilingues. Sept monographies sont en anglais et six en
français.