Christine Morrow, étudiante boursière de l'université d'Australie-Occidentale,
est à Paris à la veille de la Deuxième Guerre mondiale pour y préparer
une thèse de littérature comparée à la Sorbonne. En mai 1940, elle passe
des vacances sur les côtes de la Manche. Elle assiste à la défaite militaire
et à l'arrivée des troupes allemandes. Depuis le Cotentin, en compagnie d'une amie
institutrice française, elle va traverser le pays du nord au sud, en direction
du département du Gers.
Cette odyssée à travers la France sous le coup de la défaite, l'auto-stop, les séjours
chez l'habitant, la nuit sur le quai de la gare de Bordeaux, le passage de la ligne
de démarcation, les réactions de la population à son appartenance à l'Empire
britannique, constituent le point de départ du récit qu'elle a rédigé à partir
de ses carnets personnels.
Elle raconte dans les chapitres suivants, avec humour et simplicité, la vie à la campagne
dans la France profonde puis à Toulouse emplie de réfugiés. Comment trouver
un logement ? Comment se nourrir, comment tenir en consommant rutabagas
et topinambours ? Dans les files d'attente, Christine Morrow se fait des amis et le récit
devient une belle histoire de solidarité. Le système D permet de survivre pendant
le très rude hiver 1940-1941. Le milieu universitaire se mobilise pour aider la jeune
Australienne à terminer sa thèse et à la présenter devant un jury de la faculté
des lettres de Toulouse, dont deux membres sont des résistants... mais arrivera-t-elle
ensuite à rentrer dans son pays natal ?