«Vieille nation, mais jeune État», le peuple arménien, vieux
de trois millénaires, a vu son indépendance restaurée en 1991
à la suite de l'implosion de l'Union soviétique. Jusqu'au
XIVe siècle, dans la région montagneuse à laquelle ils ont donné
leur nom et en Cilicie, leur deuxième foyer, les Arméniens se sont acharnés
à défendre leur liberté contre leurs adversaires venus de l'est et de l'ouest.
Privés d'État (mais non d'autonomies locales) pendant plus de cinq cents ans,
ils ont au moins su maintenir leur identité confessionnelle et culturelle,
grâce à une religion officielle, le christianisme, et à un alphabet spécifique
qui garantit la pérennité de leur langue.
Le XXe siècle porte l'empreinte tragique du génocide, perpétré par le gouvernement
jeune-turc en 1915, qui accélérera le processus diasporique. Le début
du troisième millénaire, avec la reconnaissance de cette extermination par, entre
autres, une loi de la République française en 2001, suscite à nouveau l'espoir
des Arméniens.
OEuvre d'une équipe internationale d'universitaires de renom, l'Histoire du peuple
arménien prend en compte l'importance décisive de ce dernier quart de siècle,
ce qui fait de ce livre la seule étude exhaustive publiée en langue française.
Cet ouvrage est riche de vingt-quatre cartes réalisées par les meilleurs spécialistes
de géographie historique de l'Arménie.